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    le velo les aime de salime jay

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    default le velo les aime de salime jay

    مُساهمة من طرف omar radif في الأربعاء 24 فبراير 2010, 12:52

    La critique de "Victoire partagée" par Patrick Besson




    La Marocaine libertine de Salim Jay















    Fouzia - en arabe «la gagnante», d'où son prénom français Victoire - est une jeune femme libérée par elle-même. Son histoire d'amour, ou plutôt ses histoires d'amour, sont racontées par son petit ami intermittent du spectacle. Et d'elle. Fouzia le trompe avec un metteur en scène. Dans «metteur en scène», ainsi que de nombreuses jeunes actrices et quelques jeunes acteurs l'auront constaté depuis l'invention du théâtre, il y a metteur. C'est à l'amant de sa fiancée que, dans Victoire partagée, s'adresse le narrateur. Dans un long monologue camuso-dostoievskien. C'est la chute de l'éternel mari. Un homme que sa femme trompe, trompe l'homme avec qui sa femme le trompe en couchant avec sa femme qui le trompe. Dans l'adultère, l'amant est aussi cocu que le mari. Pour le reconnaître, on l'appellera le cocul, ce qui devrait plaire à Salim Jay, amoureux des mots et de leurs jeux. N'ouvre-t-il pas son nouveau roman par une citation de loyce: «Bouche, couche. En quoi la bouche est-elle une couche? Ou la couche une bouche?» L'affaire se complique quand Fouzia l'insatiable - l'insasable comme on dit dans le désert marocain qui ne verra plus le Paris-Dakar - prend un second amant: son boss Odilon. Après le ménage à trois, la saleté à quatre. Quand votre femme a un amant, c'est rageant. Quand elle en a deux, c'est comique. Le narrateur a dépassé la colère pour entrer dans le rire, puis vient le moment de l'admiration bigame. Fouzia l'enchante. L'épate. Il jouit, un peu seul, de sa merveilleuse liberté. Elle organise un déjeuner au Balzar entre le metteur en scène et le comédien. Maintenant, je ne regarderai plus jamais les clients du Balzar de la même façon. Les deux hommes font assaut d'impassibilité, tandis que Fouzia, «en robe tunique s'arrêtant à mi-cuisses», part rejoindre le troisième larron.

    Un ami du couple, ou plutôt du trio, en fait du quatuor, est Aladin, qui aie même âge, les mêmes obsessions, notamment les centaines d'immigrés clandestins qui viennent mourir sur les plages des Açores, et a écrit les mêmes livres que Salim Jay, c'est donc Salim Jay. Né en 1951 à Paris d'un père marocain et d'une mère française, c'est un touche-à-tous-les écrivains. On lui doit des études frissonnantes et sincères sur Madame Simone, Michel Tournier, Bernard Frank, Henri Thomas, Angelo Rinaldi et lean Freustié, ainsi qu'un célèbre Dictionnaire des écrivains marocains (Paris Méditerranée-Eddif, 2005). Sa première tentative, à ma connaissance, de roman psychologique parisien est une réussite sombre et penchée à la Drieu la Rochelle. Ce n'est plus l'homme couvert de femmes mais la femme arabe couverte d hommes. Moiteur des sentiments, immobilité des esprits. La phrase de Salim Jay raisonne français et sonne arabe, c'est la danse du ventre qui monte au cerveau.

    Patrick BESSON








    Marianne, Samedi 29 Mars 2008 -



    VICTOIRE PARTAGEE, roman de Salim Jay, La Différence, mars 2008

    Posté par pluriel_orient à 14:02 - Victoire partagée - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


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    26 avril 2008


    chronique de Djilali Bencheikh diffusée sur Radio Orient





    J'en frémis de toutes mes ovaires. Il faut une personne à la candeur bien déjantée pour lancer au téléphone l'expression d'une vibration aussi intime. Nul besoin de chercher du coté de Charles Péguy pour trouver des mysogineries aussi épicées. Il suffit d'aller voir du coté du dernier roman de Salim Jay pour ouvrir la vanne des formules chargées du nucléaire des sens.

    La jeune délurée qui parle avec plus bas que ses tripes s'appelle Fouzia. Dès la première phrase commence la polémique sur ce prénom arabe Elle, traduit par Victoire, le narrateur corrige par la gagnante. Cela donne ce titre Victoire partagée publié aux Ed de
    la Différence; un intitulé qui semble celer un compromis explosif tirant dans tous les sens : s'agit-il de Victoire des sens, de victoire militaire, de victoire artistique, esthétique ? N'est-ce pas plus simplement une triomphale victoire des mots dont s'enivre l'auteur avec une verdeur d'adolescent.


    Qu'importe ! Fouzia est une jeune et belle gazelle marocaine, nul n'est parfait. Elle n'a même pas le bac peut-être même pas le brevet! mais alors que fait -elle dans ce milieu parigot d'intermittents du théâtre auquel se mêle un certain Aladin, paravent habile qui donne à l'auteur la possibilité d'intervenir par deux canaux, canaux qui n'ont rien à voir avec la salacité dont font preuve certains personnages.

    Au départ on se perd un peu dans la distribution tant Salim Jay est resté expert de la narration à quatre dimensions. Et plus si affinités. Comme l'auteur, Fouzia elle brouille les cartes, les lieux, les repères orthonormés du couple ! Avec son rire cristallin, son déhanchement qu'on imagine callipyge, ses yeux de biche lacrymale, la jeune fille traverse l'espace et les lits d'au moins trois personnages. Mais c'est son apparente ingénuité qui désarçonne le narrateur principal. Il ne souffre pas seulement de la partager avec d'autres. Il ne supporte pas d'entendre pratiquement dans son dos les quolibets de ses amants alors qu'elle vient juste de quitter leur couche.

    Passe encore qu'elle s'acoquine avec ce faiseur qui offre le champagne à l'entrée et fait traîner cyniquement le dessert sachant qu' Aladin en est friand. Aladin sait ce qu'est la faim la sienne certes, presqu'un luxe de parisien mais surtout celle des autres ces sub sahariens comme on les désigne qui viennent se déchirer sur les barbelés du Limès occidental. Mais oui c'est Lui l'auteur du livre Tu ne traverseras pas le détroit , un texte programmé sur les planches d'Avignon. C'est lui qui se gausse dans un autre livre de l'embourgeoisement immédiat, précaire situation de possédant avant de retomber en dèche. N'est-il pas en train d'écrire avec ses boyaux un guide sur les mille manières de dîner à l’œil à Paris, un jeu existentiel qui finit par exaspérer ses amis ou proches: Michel Tournier l'exprime ainsi : Le problème Salim se formule en ces termes : un être non viable peut-il survivre.

    Fouzia elle, peaufine son tableau de chasse auquel elle adjoint Odilon, le directeur du centre national de recherches sur les zones érogènes. Va-t-il l'embaucher dans son machin sibyllin ;

    Faudrait que le conseil d'Etat accepte de modifier son identité en précisant Fouzia Née Potisme. Calembour facile, après d'autres plus somptueux qui émaillent ce jet de lave.

    Une virtuosité lacano volcanique dans ce bal de concierges ragoteuses, un bal si couru dans le microcosme intellos théâtreux. Mais l'auteur est un intermittent de la vie et comme il n'a pas le choix il fait flèche de tout bois. Fouzia a beau être présente sur toute l'intrigue elle reste physiquement une simple esquisse. Ne figure-t-elle pas la simple métaphore de l'auteur lui même, voire de son écriture. Faudrait un polar pour dénouer l'énigme.

    Celui là s'appelle Victoire partagée. Un dernier roman au goût de premier, signé Salim Jay. Ed de
    la Différence.




    Posté par pluriel_orient à 18:29 - Victoire partagée - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

    15 avril 2008


    Article de Christophe Donner sur "EMBOURGEOISEMENT IMMEDIAT"




    Vive la Bourgeoisie !





    Salim Jay n’est pas un écrivain autofictionnel comme les autres. D’abord, il est pratiquement inconnu, ce qui est peut-être le comble de la misère pour un écrivain qui a toujours choisi de se mettre en avant.

    Personne n’est plus anxieux de sa célébrité qu’un écrivain autofictionnel. Il n’y prend pas garde, au début, il chante comme la cigale, se croyant le seul de toute la cambrousse à produire ce tintamarre égotique. Ça va venir, se dit-il Mais, au fil des saisons, l’absence de distinction et de reconnaissance devient la seule vérité et l’unique mystère autour de quoi tournent son œuvre et sa vie.

    La plupart des écrivains autofictionnels inconnus finissent par trouver un journal qui leur de demande de critiquer d’autres écrivains autofictionnels, plus connus, et les petits jeunes qui montent. Certains, devant nourrir femme et enfants, acceptent un boulot dans une société de Lettres, ces ONG de la littérature française. Et ils arrêtent d’écrire. Salim Jay, pendant trente ans, dans l’angle mort de ses contemporains, a continué d’écrire. L’oiseau vit de sa plume publie-t-il chez Belfond, en 1989. Mais dans une chambre de bonne de 6 mètres carrés sans épinard où mettre le beurre, juste le courant d’air sous la porte par où la logeuse glisse ses reproches, ses menaces, ses hurlements : vous payez quand, monsieur Jay ?


    Des écrivains lui viennent en aide, parce que sa débine leur file le vertige, et qu’ils s’imaginent ainsi relever le fond de l’abîme dans lequel ils craignent de basculer un jour. La vie de Salim Jay avec sa logeuse est tellement conflictuelle qu’il doit s’exiler à La Baule chez un ami qui lui prête sa maison. Prêter sa maison à un écrivain, c’est un investissement : le propriétaire compte sur les travaux littéraires du plumitif pour donner à sa bicoque, froide et humide, un supplément d’âme.


    Salim Jay manque de perdre la boule à La Baule. Comme il déteste cette ville, c’est un régal. Il travaille ses métaphores, c’est l’avantage d’être pauvre, ça laisse du temps. Salim Jay vit littérairement aux crochets de la misère, elle est sa compagne et c’est au moment où il comprend qu’il ne la quittera plus que surgit l’oncle d’Amérique. Un type bourré de fric, et qui, après trente ans de silence, veut soudain offrir à son neveu « une somme importante ». Comme un héritage de son vivant. On ne saura jamais exactement combien, premier réflexe du friqué, mais la vie de Salim Jay en est bouleversée, on l’imagine.

    Fini les conférences sur « le chocolat dans la littérature » au centre culturel arménien de la rue Bleue. Fini les piges à 17 euros le feuillet. Fini les salamalecs avec la logeuse. Bonjour les escargots de Bourgogne, les taxis, le théâtre, les rognons de veau à la crème, les profiteroles. Il roule sur l’or, il cherche un appartement, il investit dans la pierre, quel bonheur « l’embourgeoisement immédiat » !

    Quel bonheur ?

    Il lui manque quelque chose. Il cherche sa compagne, il se tourne, se retourne, elle n’est plus là. Misère ! Ah si, là-bas, un petit Roumain, voyons voir, 19 ans, il meurt de faim, tiens, il a besoin, tiens, et encore, tiens, prends, prends tout. Et de fil en aiguille, Salim Jay se retrouve, avec tout son fric en banque, aux lisières de la ville, dans la roulotte du Rom, en famille avec les poubelles et les rats. Il découvre une misère que l’écrivain, obnubilé par sa propre dèche, avait toujours ignorée.

    Le bonheur du bourgeois, c’est la misère des autres, quand il sait s’y prendre, et l’écrire.



    CHRISTOPHE DONNER. LE MONDE 2, 11 février 2006




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    21 mars 2008


    Article de René de Ceccatty sur le "Dictionnaire des écrivains marocains", Paris Méditerranée - Eddif, 2005


    La chambre d'écho d'une polyphonie marocaine
    Un écrivain d'origine marocaine offre aux lecteurs francophones un panorama, le premier exhaustif, « des littératures » de son pays, que leurs auteurs se soient exilés ou qu'ils n'aient pas quitté leur environnement natal, qu'ils aient choisi l'arabe, le français, le tachelhit ou le néerlandais. « Kaléidoscope ou chambre d'écho », nous dit Salim Jay, lui-même représentatif de cette production - avec une oeuvre d'une profonde originalité dont une des qualités est la générosité dont il fait ici preuve. Il a ce lyrisme jubilatoire qu'il aime retrouver dans ses lectures et cette acuité de jugement, humain et littéraire, qui donne à cet ensemble encyclopédique une vitalité, une sincérité, très rares dans les ouvrages académiques.

    Ce sont les enthousiasmes et les rejets qui dotent ce dictionnaire d'une tonalité passionnée, sans que soit abandonnée la volonté d'impartialité à l'égard d'écrivains méconnus ou surfaits. La monarchie a étouffé de nombreuses voix, qui peu à peu se font entendre, avec l'assouplissement du régime. C'est une littérature qui a souffert du colonialisme, du totalitarisme paternaliste, d'une hésitation entre les langues, d'une éducation lacunaire. Et comme souvent, dans un tel contexte, la poésie y est rayonnante.
    « Le livre n'a pas vraiment voix au chapitre. Cette solitude des écrivains fait peut-être leur grandeur, au Maroc. Chaque auteur, à peine né, est comme un «dormeur du val˜ dont le livre serait la blessure. » Cette belle formule n'exprime pourtant pas de pessimisme. L'humour, le courage (combien ont payé, par de très longues incarcérations, parfois quelques vers seulement, tel Abdallah Zrika), le sens critique, l'innovation linguistique ont particulièrement marqué ces oeuvres.
    CINGLANTS RÉAJUSTEMENTS
    Bien entendu, quelques noms, déjà très connus, se détachent : de Driss Chraïbi à Rachid O., en passant par Tahar Ben Jelloun, Mohammed Choukri, Mohammed Khaïr-Eddine, Abdelkébir Khatibi (dont vient de paraître Féerie d'un mutant, au Serpent à plumes, 82 p., 14,90 €), Mohammed Mrabet, Fouad Laroui, Abdellatif Laâbi, Abdelhak Serhane. Salim Jay rend justice à leur notoriété, mais s'autorise aussi de cinglants réajustements d'évaluation.
    C'est surtout avec les découvertes que Salim Jay révèle sa passion de lecteur. Ainsi sur Abdellah Taïa (dont paraît Le Rouge du tarbouche, Séguier, 135 p., 13 €), talentueux nouvelliste qui poursuit sa quête d'identité, sexuelle et poétique, entre ses souvenirs de Salé et ses rencontres parisiennes, entre des hommages à Jean Genet, Abelfattah Kilito et Paul Bowles et des expériences de solitude et d'amitié sensuelle. Tel romancier publié en Belgique (Issa Aït Belize), tel chanteur-poète (Larbi Barma), telle victime des « années de plomb » (Jaouad Mdidech), telle chroniqueuse décapante (Aïcha Mekki), tel poète dénonçant l'islamophobie d'une vedette des médias (Abdel-Illah Salhi) sont célébrés et ainsi arrachés au silence ou à la discrétion qui ont trop souvent accueilli en France leurs publications.

    © René de Ceccatty, Le Monde, 1er juillet 2005
    Posté par pluriel_orient à 20:47 - Le Dictionnaire des Ecrivains marocains - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

    14 mars 2008


    Salim Jay au Salon du Livre de Paris


    Salim Jay, qui vient de publier un nouveau roman, Victoire Partagée, aux éditions de La Différence sera présent au Salon du Livre de Paris (du 14 au 19 mars 2008).
    http://www.salondulivreparis.com/
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    29 février 2008


    Salim Jay au Salon de Tanger


    Vous pouvez retrouver Salim Jay au Salon internional du Livre de Tanger, qui se tient du mercredi 27 février au dimanche 2 mars 2008 au Palais des Institutions italiennes, ou Palais Moulay Hafid, sous le thème "Identités fugitives - traductions, frontières, diversité" .
    Outre Salim Jay, le Salon de Tanger accueille Zakya Daoud, Gilles Clément, Abdelfattah Kilito, Barbara Cassin, Hassan Najmi, Pascale Casanova, Stefania Pandolfo, Rachid Benzine, Abdellah Zrika, Wassyla Tamzali, Frédéric Boyer, Emmanuel Hocquard, Ahmed Assid, Thierry Fabre, Daniel Maximin, Pierre Joris, Ahmed Djebbar et Abdesselam Cheddadi. Le Salon rendra hommage au romancier Driss Chraïbi, décédé l'année dernière.
    Posté par pluriel_orient à 18:50 - actualités - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

    27 février 2008


    Deux livres de Salim Jay


    Le 7 mars prochain, les éditions de La Différence publieront le nouveau roman de Salim Jay, "Victoire partagée".
    A cette occasion, l'éditeur publiera en format de poche, la version définitive de son roman, "Portrait du géniteur en poète officiel".

    C’est parce que Fouzia en arabe signifie « Victoire » que Salim Jay, alias Aladin, engrange une histoire de couple, avec ses aléas, dans le milieu des intermittents du spectacle. Mais comme toujours chez Salim Jay, le véritable propos est autre : les seuls héros du livre, ce sont les mots. Ce sont eux qui mènent l’auteur par le bout du nez, qui l’entraînent et orientent les péripéties du texte tantôt à hue, tantôt à dia. Alors, il arrive que le narrateur se grise d’être trompé au profit de la direction du Centre national de recherches sur les zones érogènes ou qu’une représentation de Tu ne traverseras pas le détroit (précédent livre de Salim Jay) soit programmée au Festival d’Avignon ou encore qu’un Italien désemparé soit arraché aux eaux de l’Arno par un Marocain sans droits. Mais tout cela a une importance très relative car le but du jeu est précisément de délivrer le lecteur de l’emprise de l’intrigue et de le subjuguer par le charme des mots. N’est-ce pas cela, justement, une définition possible de la littérature ?
    VICTOIRE PARTAGEE, Salim Jay, La Différence, mars 2008. (13 euros)
    Et dans la collection Minos :
    En 1973, Salim Jay, jeune journaliste de vingt-deux ans, prend la décision de quitter le Maroc. Ce départ brutal, avec cinq cents francs en poche, le conduit très vite à manquer à peu près de tout. Comme l’écrit Michel Tournier à son propos : « J’eus alors le spectacle d’un personnage totalement désarmé, non viable, résolument réfractaire à toute solution rationnelle et durable des problèmes matériels de la vie et subsistant néanmoins par une suite de miracles imprévisibles. »
    Né d’un père marocain musulman et d’une mère française juive d’origine roumaine, Salim passe à Paris les six premières années de sa vie. Il grandit ensuite à Rabat où il est élève au lycée français.Quand la littérature a-t-elle pris toute la place dans la vie de Salim ? « Sans doute est-ce le jour où j’ai entendu pour la première fois mon père réciter l’un de ses propres poèmes que j’ai pu mesurer le plaisir que cet homme avait à dire un texte qu’il avait composé. J’imagine que ça a été une révélation et, paradoxalement, une révélation d’autant plus forte que je ne comprenais pas le sens de ce qu’il écrivait puisqu’il ne m’avait pas enseigné l’arabe. » Dans Portrait du géniteur en poète officiel, publié pour la première fois en 1985 et salué par des lettres enthousiastes de Mohammed Dib, Henri Thomas et Jacques Serguine, Salim, entre rires et larmes, règle la question du père : viveur à l’alcool triste, « il chantait régulièrement les gloires du roi. Chaque poème de circonstance était une chanson à boire ». Le livre surprend par sa verve et sa violence. Mais au-delà du dégoût et de la tendresse qu’il voue à ce géniteur, il y a un besoin éperdu du pays incarné par le père, le Maroc, et un terrain commun : la littérature.
    PORTRAIT DU GENITEUR EN POETE OFFICIEL, Salim Jay, Coll. Minos, La Différence. Mars 2008 (7 euros)
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    21 novembre 2007


    Salim Jay à Fès, les 23 et 24 novembre 2007




    Salim Jay sera au Maroc à la fin du mois. Deux rencontres sont organisées à Fès autour de son oeuvre :

    Vendredi 23 novembre 2007, 10h, Faculté des Lettres Dhar El Mehraz





    Samedi 24 novembre, 17h30, médiathèque de l’Institut français.



    Communiqué de l'Institut français de Fès :

    Salim Jay est né à Paris en 1951. Il a vécu à Rabat, entre 1957 et 1973. Outre de nombreuses chroniques littéraires dans la presse marocaine dès 1965 et française, à partir de 1973, il est l'auteur d'une vingtaine d’ouvrages, romans et essais, dont le Dictionnaire des Ecrivains marocains, paru en 2005 aux éditions EDDIF (Maroc)/ Paris-Méditerranée (France). Il a consacré des ouvrages à des écrivains français comme Michel Tournier, Henri Thomas et Jean Freustié, et aussi à la littérature maghrébine francophone et aux oeuvres romanesques de l’Afrique Subsaharienne…






    http://www.institutfrancaisfes.com/actionculturelle/rencontres.html

    Posté par pluriel_orient à 17:44 - actualité de Salim Jay - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

    16 novembre 2007


    Article d'Abdelaziz Mouride sur "Embourgeoisement immédiat"



    « Embourgeoisement immédiat » de Salim Jay





    Hymne à la dèche







    Comment vivre sans le sou et en faire une religion ? Salim Jay, dans son dernier roman édité par La Différence se fait une joie de nous éclairer de ses lumières en la matière. Un drôle de roman où l’auteur se met lui-même en scène en tant que protagoniste, un héros – au sens grec du terme – de la dèche. Il en est même devenu expert, non attitré certes, il ne l’est dans aucun domaine d’ailleurs, mais expert tout de même. Du dénuement, matériel s’entend. C’est, paradoxalement, la grande force de ce dévoreur insatiable de littérature, grand lecteur mais aussi critique littéraire très pointu, et sa source de liberté. Oui, que l’on se le dise, pas pauvre qui veut. Il faut y travailler, comme d’autres travaillent pour un diplôme, une carrière ou un siège au parlement. Salim Jay lui, pour y avoir droit, a consacré sa vie, plus d’un demi siècle, dont trente à Paris pour faire des piges à 20 euros, et pour moins que ça à l’âge du franc, à se gaver de lentilles bouillies à l’eau une fois par jour, quand il pouvait se les offrir, les lentilles, tout en fantasmant sur des plats d’« épaule d’agneau et d’escargots de bourgogne. » « La pauvreté m’avait tenu d’alcool fort, la faim m’avait tenu de carte de visite. »

    Il n’est pas devenu pauvre, il en était depuis toujours, c’est son statut, une seconde nature, une identité héritée de sa famille : « Mon père pagayait dans son whisky qui ruinait nos espoirs de viande, de vélos ou de chaussures. (…) De mes années marocaines en famille, j’avais gardé le goût des dettes et du fouillis. Mon père travaillait dans un bureau qui puait le tabac et l’alcool, quand ce n’était pas l’odeur surette d’un corps trop longtemps mis à macérer dans les brouillons de ses poèmes hagiographiques. »



    Salim Jay n’en est pas à son premier coup d’essai en matière d’écriture. On lui doit plus d’une vingtaine d’ouvrages depuis 1979. La Semaine où madame Simone eut cent ans est son premier, bientôt suivi d’autres, des essais critiques pour la plupart : Brèves notes cliniques sur le cas Guy des Cars, Le Fou de Lecture et les quarante livres ; Romans maghrébins ; Romans du monde noir et bien sûr le Dictionnaire des Ecrivains marocains, son dernier entre autre. Des romans aussi : Cent un Maliens nous manquent, Tu seras nabab mon fils, Tu ne traverseras pas le détroit où il a le souci constant, sous une coulée de rire et de dérision, vous transporte dans l’univers glauque et curieusement insondable malgré son étalage sur la voie publique, de la misère humaine et des complexités de la vie dans le dénuement. Du misérabilisme littéraire ? Jay ne s’inquiète pas de l’étiquette du moment qu’il est capable de métamorphoser des bouts de misère, des difficultés de tous les jours, en œuvre littéraire de grande facture, un poème à lire à haute voix pour le plaisir du texte, un hymne à la parole et à la beauté. C’est l’esthète soufflant de l’âme à un corps chétif et difforme à coup de couleurs et de lignes élégantes et légères. C’est à vous faire aimer la misère, l’exiguïté de votre appartement, votre insolvabilité vis-à-vis d’un proprio sourcilleux et un tantinet comptable, l’angoisse des lendemains incertains, le frigo qui crie famine, et le repas aux lentilles, l’unique de la journée, comme seul horizon.

    Et puis changement de statut. L’optimisme béat de notre héros finit par payer. Un miracle qui prend les traits d’un mystérieux oncle d’Amérique. Plein aux as. Un voyage à San Antonio. De vrais repas dans les meilleurs restaurants de la place et au final un chèque, un gros chèque libellé en dollars à titre de legs, assorti d’une seule condition : se faire offrir un appartement à Paris. C’est l’embourgeoisement immédiat : « Tout m’étonne dans ma nouvelle vie d’ex-ruiné définitif. Je suis étonné de manger le matin, de manger à midi, de manger le soir et de grignoter éventuellement quelque chose à trois heures du matin ». « J’en viens à me vouvoyer. » Pas pour longtemps, surtout lorsqu’on a le cœur plus grand que le ventre. En bandoulière. Guettant les vibrations du monde alentours, sensible à la misère des autres que notre salut n’a pas su effacer : « Mon embourgeoisement immédiat me montait-il quelquefois aux narines ? Lorsque je m’en voulais d’être tiré d’affaire, je votais en faveur du premier venu quelque soudaine offrande. » Il se fait ainsi l’ami de la veuve et de l’orphelin, offrant un chèque à une famille de gitans en difficulté ; invitant des amis à tour de bras, il fait même un voyage au Maroc où il réussit à se faire arnaquer de bonne grâce par un quidam de passage. Retour à la case départ, la dèche, comme un réveil après un beau rêve… ou un cauchemar ?





    Abdelaziz Mouride, Le Matin du Sahara, vendredi 6 janvier 2006.
    Posté par pluriel_orient à 15:26 - Embourgeoisement immédiat - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

    15 novembre 2007


    Mohamed Leftah, Salim Jay, Joaquim Vital


    Mohamed Leftah n’a qu’une certitude, "la littérature a toujours été et peut être encore une promesse de bonheur", et préconise un seul remède : "Le roman contre la barbarie. Nous n’avons pas d’autres armes".
    Si ce Marocain de 61 ans, qui vit désormais au Caire, figure en bonne place, comme un déjà classique, dans le Dictionnaire des écrivains marocains de Salim Jay (Paris-Méditerranée/Eddif), il n’avait été publié qu’une seule fois en France, en 1992, avant que Joaquim Vital, le directeur des éditions de La Différence, vrai amateur de littérature, ne se passionne pour lui et ne décide de faire connaître ses textes.
    Josyane Savigneau (Le Monde)
    Posté par pluriel_orient à 19:13 - Le Dictionnaire des Ecrivains marocains - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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    Abdelhalim BERRI
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    default رد: le velo les aime de salime jay

    مُساهمة من طرف Abdelhalim BERRI في الخميس 25 فبراير 2010, 06:50







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